Interview – Les enjeux des formations sanitaires et sociales face aux difficultés de recrutement


Dans cet entretien, Simon Lami, journaliste, échange avec Emir Deniz autour des formations proposées par mycenes-formation et des défis actuels du secteur sanitaire et social.

Simon Lami : Le secteur sanitaire et social traverse une période de fortes tensions en matière de recrutement. Comment l’expliquez-vous ?
Emir Deniz : Plusieurs facteurs se cumulent : le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins d’accompagnement et une méconnaissance des métiers par le grand public. Beaucoup de structures peinent à attirer et fidéliser les professionnels, alors même que ces métiers ont un fort impact humain et sociétal.

Simon Lami : Quel rôle joue la formation pour répondre à ces enjeux ?
Emir Deniz  : La formation est un levier essentiel. Chez mycenes-formation, nous mettons l’accent sur des parcours professionnalisants, concrets et adaptés aux réalités du terrain. L’objectif est de sécuriser les parcours professionnels, de favoriser les reconversions et de donner aux apprenants des compétences immédiatement mobilisables.

Simon Lami : À qui s’adressent principalement vos formations ?
Emir Deniz  : Elles s’adressent à des profils variés : demandeurs d’emploi, professionnels en reconversion, salariés souhaitant évoluer, mais aussi structures qui veulent accompagner la montée en compétences de leurs équipes. Nous essayons de rendre ces métiers accessibles à tous, quel que soit le parcours initial.

Simon Lami : Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les apprenants dans ce domaine ?
Emir Deniz  : Les métiers du sanitaire et social demandent un réel engagement humain et émotionnel. Certains apprenants peuvent avoir des appréhensions face aux responsabilités ou au rythme du terrain. C’est pourquoi nous proposons un accompagnement individualisé et des mises en situation concrètes pour les préparer au mieux.

Simon Lami : Comment voyez-vous l’avenir du secteur et de la formation dans les prochaines années ?
Emir Deniz  : Je suis convaincu que le secteur va continuer à évoluer vers davantage de professionnalisation et de reconnaissance. Les besoins vont rester élevés, ce qui rend la formation stratégique. Nous souhaitons continuer à innover, notamment avec des formats hybrides et des contenus adaptés aux nouvelles réalités sociales et sanitaires.